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Malgré 77 lettres de réclamations, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne compétent pour Soignies vient d’accorder le permis d’urbanisme en vue de la transformation de l’ancien Lycée Technique et Commercial, sis à la rue des Orphelins, juste devant le nouveau Centre culturel. Celui-ci autorise la transformation de l’immeuble principal en ensemble d’appartements (18), accompagné d’un « béguinage » de maisons à étage (11) en fond de cour, avec parking souterrain.
Le bâtiment avait été vendu, il y a quelques mois, par la Ville de Soignies à l’entrepreneur qui a déjà réalisé un immeuble à appartements, fortement contesté par les riverains, à la rue de Steenkerque.
Dans ce dossier, l’asbl SNE, relayant une demande déjà exprimée par les riverains dans le cadre de l’enquête publique, avait sollicité auprès de la Ville de Soignies et du fonctionnaire délégué une réunion de concertation avec les riverains. Le collège vient de répondre que la demande lui est parvenue trop tard. Celle-ci datait du 3 novembre 2009, doit 5 semaines avant l’échéance pour la délivrance du permis d’urbanisme.
Dans ce délai, le fonctionnaire délégué a quand même eu le temps de faire changer une partie du projet par le demandeur pour tenter de contourner une dérogation essentielle soulevée par les riverains.
Un projet soutenu contre vents et marées
En effet, vu que le projet nécessitait tant de dérogations qu’il en devenait illégal, le fonctionnaire délégué a fait modifier, après l’enquête publique, la zone de cours et jardins en espace public. Pour concrétiser cela, il a invité le demandeur à lui remettre un nouveau projet d’aménagement du jardin intérieur – sans nouvelle procédure – et impose que cette zone centrale soit recédée à l’administration après travaux en vue de l’intégrer au domaine public !
En outre, le fonctionnaire délégué soutient que la construction de 11 habitations à étage en coeur d’îlot est une « restauration », avec rehaussement (non précisé au dossier), de l’existant (plan manquant au dossier), et cela contre toute réalité des faits. Il s’agit bien, en effet, de constructions totalement nouvelles modifiant l’emprise au sol et l’élévation, comme les structures et les matériaux. Il faut reconnaître que le permis d’urbanisme tente de rencontrer certaines objections des riverains, mais sur des points accessoires, sans remettre fondamentalement le projet en question et sans répondre aux arguments juridiques avancés.
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