Soignies Environnement

Notre opinion sur le projet LTC
C’est vous qui allez payer le désamiantage de l’ancien LTC à la place du promoteur immobilier Imprimer
  

Ce 3 juin 2010, le Conseil communal a voté la prise en charge par la Ville de Soignies des frais de désamiantage de l’ancien Lycée technique et commercial sur la place Van Zeeland. En décembre 2009, pourtant, un permis d’urbanisme pour la transformation dudit immeuble en appartements a été délivré au promoteur Franar Invest de Gooik, sous réserve de 24 conditions imposées au demandeur, dont celle de faire réaliser le désamiantage du bâtiment par une firme agréée. Pourquoi est-ce maintenant la Ville – soit l’ensemble des Sonégiens – qui doit assumer cette dépense, par ailleurs non précisée ni même simplement évaluée ?

Mis à jour ( Jeudi, 01 Juillet 2010 07:03 )
 
Une "rénovation" dangereuse dans une zone protégée! Imprimer
  

Amiante à Soignies centre-ville. Les autorités n’en ont cure… de la santé.

Malgré 77 lettres de réclamations, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne compétent pour Soignies vient d’accorder le permis d’urbanisme en vue de la transformation de l’ancien Lycée Technique et Commercial, sis à la rue des Orphelins, juste devant le nouveau centre culturel. Celui-ci autorise la transformation de l’immeuble principal en ensemble d’appartements, accompagné d’un « béguinage » de 11 maisons à étage en fond de cour et d’un parking souterrain.

Dans ce dossier, l’asbl SNE (Sauvegardons Notre Environnement), relayant une demande déjà exprimée par les riverains dans le cadre de l’enquête publique, avait sollicité auprès de la Ville de Soignies et du fonctionnaire délégué une réunion de concertation avec les riverains…

 

Un projet dangereux

Les riverains sont particulièrement inquiets car le bâtiment est amianté, ainsi qu’il ressort d’un rapport établi à la demande de la Province de Hainaut qui occupait les lieux. Ils craignent que le démontage des parties amiantées dégage dans le voisinage des particules fines, dont on sait que l’inhalation est très dangereuse pour la santé.

Vu l’étendue des parties amiantées, inventoriées dans ledit rapport, un permis d’environnement aurait dû être sollicité par le demandeur, ce qui aurait imposé une procédure précise pour la décontamination des bâtiments. Les riverains ne peuvent se contenter d’une vague recommandation de « faire appel à une firme spécialisée », sur laquelle il n’y aura aucune possibilité de contrôle. En effet, dans le permis d’urbanisme, le problème est tout à fait minimisé, en ne retenant que des conclusions partielles du rapport. Les autorités compétentes ont-elles conscience de la responsabilité qu'elles endossent en autorisant l'ouverture de ce chantier à très haut risque ?

 

Un projet en contravention avec la législation sur les zones protégées en matière d’urbanisme.

En outre, dans ce dossier, une série de dérogations n’étaient pas libellées dans le cadre de l’enquête publique, obligeant les riverains à les relever eux-mêmes. Mais, surtout, elles sont tellement nombreuses qu’elles posent juridiquement question quant à la validité du permis.

En effet, Soignies fait partie des villes wallonnes possédant un centre ancien protégé. L’ancien lycée technique prend place dans ce périmètre d’intérêt culturel, historique et esthétique. Il n’est donc pas autorisé de modifier le front de bâtisse, de construire en zone de cours et jardins, de surélever des annexes, de modifier le relief du sol, de concevoir un projet en totale discordance avec l’environnement bâti, d’affecter la voirie publique, etc.

Le permis tente de contourner les objections des riverains en soutenant, contre toute réalité des faits, que l’importante construction en cœur d’îlot constitue une « restauration » des annexes ! En outre, il requalifie – en dehors de l’enquête publique – l’espace de cours et jardins en espace public et fait modifier le projet, avec obligation pour le demandeur de le recéder à l’administration après travaux en vue de l’intégrer au domaine public. Jusqu’où est-il permis d’aller pour contourner la loi ?

 

Un projet générateur d’importantes nuisances pour les riverains

C’est la construction d’habitations à étage en zone de cours et jardins qui occasionnerait le plus de nuisances pour les voisins : perte d’ensoleillement et de luminosité (influence sur le développement de la végétation, ombres portées, perte de la valeur des propriétés, moindre rendement des panneaux photovoltaïques, etc.) ; sensation d’enfermement pour ceux dont le mur de leur courette sera élevé d’un niveau; prise de vue directe dans certaines propriétés etc. La ville appartient-elle encore à ses habitants ou aux promoteurs immobiliers ?

Mis à jour ( Dimanche, 10 Janvier 2010 18:31 )
 
Avis du comité des riverains Imprimer
  

1. Dossier de demande de permis de bâtir non conforme aux prescriptions du Cwatupe :

1.1. Toutes les dérogations ne sont pas annoncées, en particulier celles en rapport avec la législation sur les centres anciens protégés, reprise intégralement au Règlement communal d’urbanisme.

1.2. Plusieurs plans ou cotations manquent au dossier : pas de plan d’implantation précis et coté reprenant les liens avec les parcelles voisines, pas de plans rendant compte de la situation existante pour les bâtiments annexes, pas d’indication de la hauteur des bâtiments projetés en fond de cour, pas de vue axonométrique pour les habitations à étage pour mesurer l’impact volumétrique dans le quartier, pas de coupe du relief du terrain qu’il est projeté de modifier, etc.

Le citoyen est imparfaitement informé à propos du projet sur lequel il est amené à se prononcer dans le cadre de l’enquête publique.

Les nuisances résultant du projet d’habitations en fond de cour risquent fort d’être particulièrement importantes pour les voisins directs : écran visuel et obstacle à la lumière, prise de vue directe dans les intérieurs (r.d.ch. et étage) et dans les jardins, dévaluation des biens en raison de l’impact esthétique dommageable, etc.

 

2. Projet en infraction par rapport aux dispositions relatives aux centres anciens protégés :

2.1. En centre ancien protégé, * interdiction de modification du plan de secteur en ce qui concerne l’affectation des bâtiments, d’autant plus que le motif économique ne peut être invoqué et que le projet ne restructure nullement les lignes du paysage ; * interdiction de modification du front bâti (or ici saillie par rapport à la façade principale de 1,5 m).

2.2 En « zone de cours et jardins », * interdiction de construction nouvelle, sauf volume isolé à usage de garage (or ici 18 habitations à étage en fond de cour) ; * interdiction de modification du relief (or ici rehaussement du niveau de la cour d’un mètre) ; * interdiction de construction en sous-sol sur une distance supérieure à 18 m (or ici parking sur profondeur de 33 m).

Le projet de maisons à étage en fond de cour est donc en totale infraction avec les dispositions du Cwatupe et du RCU de Soignies. Les dérogations qu’il nécessite sont tellement multiples et importantes qu’elles apparaissent en opposition fondamentale avec la législation d’application à cet endroit.

 

3. Projet en totale inadéquation avec le quartier environnant :

Le bien à transformer se situe en zone d’intérêt culturel, historique et esthétique (champ visuel de la collégiale romane, rue ancienne bordée de maisons du 17e au 19e s., proximité immédiate du centre culturel,…). Son volume disproportionné par rapport à l’architecture du quartier se place dans la perspective de la place Van Zeeland.

D’où l’importance d’une architecture de qualité, dont la rentabilité ne peut être le premier objectif. Mieux vaut, même en centre ancien, une architecture créative, innovante qu’une architecture banale. En outre, la présence de balcons vers la place est hautement contestable : déstructuration du caractère du quartier (on n’est pas en bord de mer…), risque de sérieuses nuisances sonores et visuelles (abandon d’objets peu esthétiques),…

 

4. Risques sérieux pour la santé :

Plusieurs éléments de la construction contiennent de l’amiante. Les riverains réclament un rapport d’expert avant l’entame des travaux et des garanties concernant la façon dont s’effectuera le démontage et l’évacuation, afin d’éviter toute propagation de particules fines dans le voisinage.

 

5. Accroissement des problèmes de stationnement existants pour les riverains

malgré la construction d’un parking souterrain (beaucoup de ménages ont plus d’une voiture).

Mis à jour ( Vendredi, 06 Novembre 2009 23:15 )
 


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