| Une "rénovation" dangereuse dans une zone protégée! |
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Amiante à Soignies centre-ville. Les autorités n’en ont cure… de la santé. Malgré 77 lettres de réclamations, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne compétent pour Soignies vient d’accorder le permis d’urbanisme en vue de la transformation de l’ancien Lycée Technique et Commercial, sis à la rue des Orphelins, juste devant le nouveau centre culturel. Celui-ci autorise la transformation de l’immeuble principal en ensemble d’appartements, accompagné d’un « béguinage » de 11 maisons à étage en fond de cour et d’un parking souterrain. Dans ce dossier, l’asbl SNE (Sauvegardons Notre Environnement), relayant une demande déjà exprimée par les riverains dans le cadre de l’enquête publique, avait sollicité auprès de la Ville de Soignies et du fonctionnaire délégué une réunion de concertation avec les riverains…
Un projet dangereuxLes riverains sont particulièrement inquiets car le bâtiment est amianté, ainsi qu’il ressort d’un rapport établi à la demande de la Province de Hainaut qui occupait les lieux. Ils craignent que le démontage des parties amiantées dégage dans le voisinage des particules fines, dont on sait que l’inhalation est très dangereuse pour la santé. Vu l’étendue des parties amiantées, inventoriées dans ledit rapport, un permis d’environnement aurait dû être sollicité par le demandeur, ce qui aurait imposé une procédure précise pour la décontamination des bâtiments. Les riverains ne peuvent se contenter d’une vague recommandation de « faire appel à une firme spécialisée », sur laquelle il n’y aura aucune possibilité de contrôle. En effet, dans le permis d’urbanisme, le problème est tout à fait minimisé, en ne retenant que des conclusions partielles du rapport. Les autorités compétentes ont-elles conscience de la responsabilité qu'elles endossent en autorisant l'ouverture de ce chantier à très haut risque ?
Un projet en contravention avec la législation sur les zones protégées en matière d’urbanisme.En outre, dans ce dossier, une série de dérogations n’étaient pas libellées dans le cadre de l’enquête publique, obligeant les riverains à les relever eux-mêmes. Mais, surtout, elles sont tellement nombreuses qu’elles posent juridiquement question quant à la validité du permis. En effet, Soignies fait partie des villes wallonnes possédant un centre ancien protégé. L’ancien lycée technique prend place dans ce périmètre d’intérêt culturel, historique et esthétique. Il n’est donc pas autorisé de modifier le front de bâtisse, de construire en zone de cours et jardins, de surélever des annexes, de modifier le relief du sol, de concevoir un projet en totale discordance avec l’environnement bâti, d’affecter la voirie publique, etc. Le permis tente de contourner les objections des riverains en soutenant, contre toute réalité des faits, que l’importante construction en cœur d’îlot constitue une « restauration » des annexes ! En outre, il requalifie – en dehors de l’enquête publique – l’espace de cours et jardins en espace public et fait modifier le projet, avec obligation pour le demandeur de le recéder à l’administration après travaux en vue de l’intégrer au domaine public. Jusqu’où est-il permis d’aller pour contourner la loi ?
Un projet générateur d’importantes nuisances pour les riverainsC’est la construction d’habitations à étage en zone de cours et jardins qui occasionnerait le plus de nuisances pour les voisins : perte d’ensoleillement et de luminosité (influence sur le développement de la végétation, ombres portées, perte de la valeur des propriétés, moindre rendement des panneaux photovoltaïques, etc.) ; sensation d’enfermement pour ceux dont le mur de leur courette sera élevé d’un niveau; prise de vue directe dans certaines propriétés etc. La ville appartient-elle encore à ses habitants ou aux promoteurs immobiliers ? |
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| Mis à jour ( Dimanche, 10 Janvier 2010 18:31 ) |

