Soignies Environnement

Nuisances provoquée par les Carrières du Hainaut
Les poussières Imprimer
Jeudi, 11 Février 2010 21:13

L'extension de la production de granulats au départ de grandes quantités de roches de basse qualité a déjà apporté un surcroit d'empoussièrement des quartiers avoisinants la carrière et ce processus est amené à s'accroître.

  • Il y a de plus un risque de production de poussières fines qui  ont pour caractéristique de rester en suspension ("de voler longtemps") contrairement aux grosses poussières qui sédimentent (tombent vite et ne vont pas très loin). Ces poussières fines peuvent donc se propager loin (toute la ville est concernée) et être inhalées. Elles sont alors capables de provoquer des maladies respiratoires et cardiaques, engendrant des hospitalisations ou une augmentation des décès. C'est la raison des alertes aux pollutions par particules fines que l'on a vécu ces dernières années dans le pays. Outre les risques pour la santé liés à la pollution urbaine ou industrielle souvent cités, on a également décrit les mêmes risques pour la santé lors de la propagation de particules fines d'origine "naturelle" à l'occasion de "tempête" de sables (vents du désert) atteignant des régions comme Chypre ou certaines zones des USA.  A plus petite échelle, on peut dès lors supposer que des poussières fines générées par l'exploitation de la pierre (surtout le concassage) emmenées par le vent ou soulevées par les charrois puissent avoir des effets semblables. Il  nous apparait donc fondamental d'avoir une connaissance  qualitative précise des poussières produites maintenant et à l'avenir, de la quantité dispersée par les vents dans les zones d'habitats et principalement  dans celles qui se trouvent sous les vents dominants. Des mesures préventives doivent être prévues tant au niveau du processus industriel, pour éviter la production de ces poussières, que dans l'équipement et l'environnement de la carrière pour en éviter la dispersion.
 
Le bruit Imprimer
Jeudi, 11 Février 2010 21:08

Les Faits

1. Ce que nous vivons déjà depuis des années (chiffres issus de l’étude d’incidences) :

  • augmentation du volume d’extraction de la pierre bleue :
    • 2002 : 185 000 m3 par an
    • 2008 : 280 000 m3 par an
  • augmentation de la production de granulats :
    • 2000 : 1,250 million de tonnes par an
    • 2008 : 2,250 millions de tonnes par an
  • augmentation du charroi par camions :
    • 1995 : 36 000 camions par an
    • 2008 : 70 000 camions par an (400 camions par jour !)
  • horaires de production (bruyante !) :
    • 1988 : 6 à 20h
    • 2003 : la commune a accepté l’horaire de 6 à 22h… sans consultation !
  • horaires de charroi :
    • de 6h à 20h (pas respectés et pas contrôlés)

 

2. Ce qui est demandé aujourd’hui (chiffres issus de l’étude d’incidences) :

  • augmentation de la production de granulats : + 22 % = + 500 000 tonnes par an sur nouvelle installation, pour arriver à 2,750 millions de tonnes par an (= plus du double par rapport à 2000)
  • augmentation du charroi par camions : + 75 camions par jour (= 475 camions par jour) dès 4h du matin pour arriver à 90 000 camions par an (triplé par rapport à 1995)
  • horaires de production bruyante : de 4h à 24h
  • horaires de charroi : de 4h à 20h

 

3. Ce que l’étude d’incidences évalue mal :

Elle minimise le bruit de la production.

  • En effet, elle ne le mesure qu’en décibels, sans tenir compte des problèmes liés aux fréquences aigües provenant par exemple des signaux de recul des camions et engins de chantier (les « Bip-Bip »).
  • Les lieux de mesure sont situés au sud-ouest et à l’est du site, ce qui est pour le moins partial, étant donné les vents dominants reconnus par elle-même (sud-ouest) et alors même que pour les poussières, les mesures ont été faites en tenant compte des vents dominants (une jauge de mesure des poussières a été placée au Chemin du Spodio).
  • De surcroit, elle ne le mesure qu’en envisageant une distance de 1000 mètres, en s’arrêtant – ce qui est malhonnête - à 200 mètres des quartiers densément peuplés du N-E, quartiers encore appelés à croitre : un nouveau lotissement est en cours de projet, entre la Rue des Chasseurs et le Chemin du Spodio, et ce une fois encore sans tenir compte des vents dominants qu’elle cite pourtant elle-même : vents du S-O.
  • Et quand bien même le seuil légal des décibels n’est pas franchi, est-il acceptable que ce niveau considérable de bruit soit présent de manière permanente de 4 à 24h ? Et le sommeil ? Et la vie privée après les horaires de travail ? La possibilité de jouir d’un calme normal dans son jardin en soirée ? Peut-on accepter un bruit nocturne flirtant avec les limites légales ?

camions_chaussee_EnghienElle sous-évalue les nuisances du charroi même quand la Route de la Pierre Bleue sera élargie : les camions ne s’arrêtent pas là où débouche la Route de la Pierre Bleue. Ils se déversent sur la Chaussée de Lessines, et s’en vont porter le bruit dans les communes avoisinantes. D’autres partent vers Mons et Le Roeulx, via Neufvilles… et là, pas de nuisances aggravées ? Ce n’est pas crédible. Il n’y a pas que les habitants du premier cercle. Qu’en pensent les habitants de Silly ? du Roeulx ? d’Enghien ? d’Ecaussinnes ?

De plus, sur ce point, des nouvelles toutes récentes nous parviennent : les 500 000 tonnes annuelles supplémentaires produites seront transportées vers le Perlonjour - et en repartiront -  et donc, forcément, seront acheminées le long des routes se dirigeant vers le centre de Soignies !!

Ces dernières données n’apparaissent pas dans les aspects pris en compte par l’étude d’incidences.

 

Nos Revendications

Ce que l’étude d’incidences conseille (voir son tableau de synthèse), qui est positif, et doit mobiliser des exigences et un contrôle – absent à l’heure actuelle - de la part des autorités :

 

  • Le report de l’augmentation de la production et des horaires après la réalisation de l’élargissement de la Route de la Pierre Bleue (nous y ajoutons le besoin impératif d’attendre l’achèvement de la RN57 (contournement Nord de Soignies));
  • Le remplacement des signaux de recul des engins de chantier par des « cris de lynx » ; (nous y ajoutons la modification de l’organisation du trafic interne à la carrière pour limiter les manœuvres de marche arrière) ;
  • La réduction du nombre de sirènes liées aux pauses de travail ;
  • La limitation  du niveau sonore produit par les engins de chantier ;
  • La végétalisation (« barrière arbustive ») des merlons et abords de la carrière côté rue de Neufvilles ;
  • La limitation de vitesse des camions (nous y ajoutons le besoin de contrôles réguliers) ;
  • Le respect des horaires du charroi.

 

Ce que nous exigeons en outre, en tant qu’habitants de l’ouest de Soignies :

  • Le refus de l’extension des horaires de production et de charroi de granulats, en raison des bruits importants qu’ils engendrent et parce qu’elle n’est pas nécessaire pour la surproduction annoncée ! En effet, l’ajout d’une installation mobile permettant de concasser 500.000 Tonnes par an suffit à atteindre l’objectif déclaré dans la demande de permis : l’extension des horaires est donc tout à fait inutile.
  • La construction de véritables écrans sonores plus efficaces :
    • Placer les installations de concassage dans un hall isolé phoniquement (ce procédé existe déjà dans une autre carrière d’Holcim) ;
    • Enterrer partiellement les unités de concassage pour éviter la dispersion des bruits vers les quartiers habités ;
    • Allonger, vers Neufvilles, le merlon qui existe actuellement pour protéger les quartiers situés à l’est des carrières.
 


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